#DimanchesConfidences | Comment être ordinaire et survivre sur les réseaux sociaux?

Avec le succès du dernier #BlogDuJour que j'ai écris lundi, qui portait sur mes essais-erreurs avec l'entraînement et l'alimentation, j'ai constaté - à en jugé par vos commentaires et messages - que mon expérience personnelle vous intriguait plus que je le pensais. Ou bien plutôt, que je le voudrais; étant méga ultra réservée, je préfère de loin porter le chapeau de la metteure en scène et de diriger le spotlight sur quelqu'un que je considère plus intéressant que mon moi-même.

Mais selon vous, j'ai un parcours qui vous fascine quelque peu. Entre le milieu fitness et le fait de vivre uniquement de sa passion, vous vous demandez souvent "Mais, comment?!" La réalité, c'est que chaque fois que quelqu'un me dit que je les inspire ou les motive, j'ai peine à y croire, vous savez! Ne vous méprenez pas, je suis extrêmement touchée, mais j'ai du mal à concevoir que je puisse servir de modèle à suivre. Je veux simplement partager ce que j'ai vécu avec vous et vous encourager à dire oui aux bons coups et non aux erreurs que moi, j'ai commise. 

Donc j'ai beaucoup réfléchis. Réfléchis à ce que j'allais vous laisser savoir dans ce blogue, qui vous l'aurez deviner, s'annonce personnel. Personnel dans l'unique but de vous y identifier et de vous permettre de savoir que, tu n'es pas seule. On n'est jamais seule. En fait, c'est drôle, vous savez! Je pense que vous m'apportez plus que je ne pourrai jamais vous apporter. Depuis le lancement de Barbelle il y a 3 mois, ma vie a BASCULÉ. Je n'ai jamais été aussi entourée que je le suis. Entourée, oui, mais entourée de personnes de qualité. Vous. Chacune d'entre vous, qu'on se connaisse ou pas. Simplement le fait de savoir que vous êtes présentes, blogue après blogue m'inspire à donner le meilleur de moi-même. C'est vous qui faîte en sorte que le réveil le matin, eh bien, je l'attend à mon heure de coucher! Je dis toujours qu'un monde idéal serait un monde où le sommeil serait optionnel; j'ai envie de rester éveillée. Tout simplement parce que ce qui se passe autour de moi présentement, j'ai l'impression que c'est tout simplement pas commun. 

Ce n'est pas un secret pour personne, je suis capable de vous donner un maximum d'infos sur la nutrition et l'entraînement, mais là où j'ai envie qu'on en vienne aujourd'hui c'est sur quelque chose de beaucoup plus fondamental que des légumes verts et des squats. Mais honnêtement, j'ai envie d'avoir une conversation avec vous sur bien plus que ça.

Être coach, c'est aussi être psychologue à temps partiel; être conseillère; être une amie, une confidente, aussi. Il y a des choses que je vois, que j'entends qui m'irrite. Des comportements dégradants que vous avez envers VOUS-MÊMES. Oui, vous vous attaquez vous-mêmes. On pourrait inventer un mot quasi slang et attribuer au phénomène le nom d'auto-intimidation. Et ce qui m'irrite encore plus, c'est que, bien, je fais exactement pareil que vous. 

La réalité, c'est qu'on passe, de nos jours, la moitié de nos journées dans la vraie vie et l'autre moitié dans un univers artificiel nommé Internet. Oui, carrément. Pensez-y: combien de fois avez chercher furieusement votre cellulaire que vous croyiez avoir égaré alors qu'il se trouvait...dans votre main droite. Oups! 

Les réseaux sociaux on mauvaise réputation, mais il n'y a pas que de mauvais côtés! Pensons aux tas de gens qui se retrouvent et reprennent contact après s'être perdus de vue ou bien à la facilité que nous avons maintenant à rencontrer des gens qui ont EXACTEMENT les mêmes points d'intérêt que nous! D'ailleurs, quand avez-vous chercher un emploi dans les journaux pour la dernière fois? Les réseaux sociaux et l'Internet étant un univers quasi parallèle au commun des mortels, ça reste tout de même un outil franchement utile!



Par contre, je dois admettre que les réseaux sociaux nous amènent malheureusement à nous comparer. C'est inévitable. Peu importe son niveau de confiance en soi et peu importe ce a quoi on ressemble ou bien la nature de notre situation financière ou amoureuse, on va se frotter à des "mises en scène" virtuelles la journée durant. Pire, combien d'entre nous débutent la journée avec un scrolling Instagram et la finisse avec l'analyse de leur fil Facebook ou Snapchat? Je sais que c'est exactement ce que je fais. 

La comparaison on n'y échappe pas. Le hic, c'est que pour 99% d'entre nous, bien, on est aussi ordinaire sur CV que possible comparativement aux vie de luxe que ces queens d'Instagram semblent vivre. On est tellement humaines en comparaison à ces beauté aux traits parfaits et aux corps sveltes et découpés, aux abdominaux visibles, malgré qu'elles sirotent du cidre, étendu au soleil à la journée longue.

Sans parler du fait qu'elles semblent avoir le train de vie d'une héritière sans sembler travailler. Sérieusement, qu'est-ce moi, pauvre mortelle qui bûche de 6h à 22h et qui score lorsqu'elle réussi à toruver le temps (ou la patience, soyons honnêtes) de s'aplatir les cheveux trois fois par semaine n'a pas compris? Moi, la fille ordinaire, qui travaille pourtant si FORT au gym depuis des années et qui fait extrêmement attention à ce qu'elle mange qui ne peut pas se pavaner avec les abdos aussi cisellés que ces modèles. Comment NE PAS s'en vouloir d'être ordinaire, avec ma peau un peu acnéique, mes cheveux frisottés et ma céllulite, dans une monde où la norme ressemble être ÇA:

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  On se persécute à ne plus finir. Pensée négative après pensée négative. Que ce soit notre poids, une partie de notre corps, notre nez, notre couleur de cheveux ou bien la taille de nos pieds, c'est comme si rien ne convenait aux temps modernes de la reine de beauté qu'on devrait être à en croire notre fil Instagram, qui en est infesté.


Une torture que c'est de chaque matin, scroller parmi les clichés de ces queens du net, qui semblent DOMINER leur apparence. J'ai déjà, par malheur, accroché la caméra de face de mon téléphone au court du processus. OUCH. Reality check qu'on dit! Et là, on se demande ce qui cloche avec notre foutue enveloppe corporelle, d'un seul coup, un peu trop humaine à notre goût.

La vérité, c'est que oui, je suis ordinaire. Je ne suis pas un vedette du net typique; et peut-être que c'est mieux comme ça, pour nous, les filles "ordinaires". Pourquoi je dis ça? As-tu déjà vu l'une de ces demi-déesses publier quelque chose d'intéressant? Quelque chose qui te parlait VRAIMENT? Pas une citation de motivation, là. Un vrai de vrai message qu'une de ces "modèles" aurait pu te transmettre. As-tu déjà eu une vague d'inspiration, un gain de confiance en toi, une ondée de positivité en scrutant le contenu de leurs profils sociaux?

Ah ,moi non plus.

Dans le fond, notre statut de fille ordinaire, on a sacrément raison de l'apprécier! Eh non, on ne sera probablement jamais des vedettes Instagram ou bien l'idole de qui que ce soit pour nos cheveux frisottés et nos petites cernes sous les yeux parce qu'on passe nos journées à travailler ou à étudier. Parce qu'au fond, vivre dans le commun des mortels, ça nous permet de mettre de l'avant ce qu'on a de mieux à offrir. Et on sait mieux que quiconque ce que femme veut, c'est à dire d'arrêter de se faire lancer dans la fosse aux lionnes sur les réseaux sociaux et pour la première fois, de se faire interpeller par quelqu'un qui a quelque chose de brillant à lui transmettre.