Comment mieux gérer la douleur et l'inconfort durant l'entraînement grâce à ces hacks de feu

C'est bien connu et c'est la (dramatique) réalité : Pour progresser, pour avancer, pour évoluer, dans la poursuite de tes objectifs fitness comme dans toutes les autres sphères de ta vie, tu dois apprendre à sortir de ta zone de confort.

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Tu seras inconfortable.

Tu vas y laisser de la sueur, des larmes, une poignée de sacre et peut-être même un peu de sang.

Tu vas avoir mal, en dedans et dans tes muscles aussi.

En bref, tu devras gérer la douleur. Et souvent, c'est le premier tueur de notre motivation. Le corps humain recherche le confort et la stabilité par dessus tout. Rappelle-toi qu'il est calibré pour SURVIVRE dans une nature hostile de l'Âge de Pierre. Le corps humain est fascinant en soi : il est équipé de mécanisme qui te font redouter l'idée de dépenser de l'énergie. Son objectif premier, à ton fabuleux corps? Préserver au maximum ses réserves de graisses et dépenser le moins de calories possible. Parce que dans la nature sauvage d'il y a des dizaines de milliers d'années, tu ne sais pas si tu vas te chasser un repas ce soir ou bien dans deux semaines et, faute d'électricité, tu dois combattre le froid. C'est énergivore, ça.

Tu n'es plus une femme des cavernes et il y a un IGA à deux coins de rues de chez toi; la nature te jouera de mauvais tours. Ce n'est pas pour rien que tu CRAINS l'entraînement vigoureux. Ton instinct primitif te crie : DANGER! Tes muscles brûlent, ton souffle halète, ta tête s'étourdie. "Ce n'est pas humain, cet entraînement-là." Effectivement, mais tu es en avance sur l'évolution, tu veux être une Super-Humaine, maintenant.

Ton avantage? Tes pensées.

Et tu sais, la bonne (ou mauvaise) nouvelle, c'est que même si tu es plus expérimentée en entraînement, la douleur ne diminue pas. Ton souffle n'est pas moins court. Les poids à soulever sont toujours lourds. Tu n'es donc pas anormale. Crois-moi, j'ai aussi mal que toi. On est toutes soudées dans cet inconfort-là; je te comprends, t'sais! Ça ne devient pas plus facile, mais toi, tu deviens meilleure.

Alors,  comment on fait pour gérer la douleur et accepter l'inconfort et automatiquement booster sa motivation (et ses résultats)?

J'ai pour toi, 2 HACKS superbement efficaces que tu peux commencer à incorporer à ta routine:

1- FAIRE DU YOGA

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J'ai toujours eu peur du Yoga. Surtout avant. J'avais peur de ne pas pouvoir calmer mon esprit assez pour maintenir les différentes poses. Ce n,est ni une question de force ou de flexibilité en premier lieu, mais bien de mental. Sousou, la prof de Yoga chou-chou de Barbelle (qui enseigne d'ailleurs chez Idolem Yoga Laval si un essai te dit!) , m'a très clairement fait comprendre que c'était une lutte d'esprit et pas de corps. Ton corps fera exactement ce que ta tête lui dit. Si tu es encouragé à te concentrer sur la douleur plutôt que sur le contrôle, tu échoueras à maintenir une pose excessive simple.
Par contre, avec ton augmentation de ton endurance mentale à l'inconfort, les portes des accomplissements s'ouvrent à toi. Ça n'a rien de magique, c'est juste logique!

2- APPRENDRE À SE PARLER À SOI-MÊME

Probablement la chose la plus bizarre et efficace que tu puisses faire. Apprendre à se parler (dans sa tête et à vois haute aussi), ça m'a permis de finir de nombreux workouts, de marquer de nombreux nouveaux records personnels et de me rendre compte que je pouvais vraiment faire TOUT CE QUE JE VOULAIS...si mes pensées étaient sous MA gouverne.
Ce qui m'a transporté dans des entraînements (surtout cardiovasculaires) où je ne voyais aucune lumière au bout du tunnel. Surtout que pour la plupart d'entre nous, s'entraîner seule est monnaie courante et que, bah de toute façon, tu ne peux juste PAS compter sur quelqu'un d'autre pour vouloir tenir le rôle de cheerleader de service. Tu dois pouvoir compter sur toi-même si tu veux, encore une fois, sortir de ta zone de confort et faire ce que tu as à faire : PRODUIRE DES RÉSULTATS.

Je me parle souvent en entraînement. Avec un ton autoritaire et en employant mon nom avant chaque phrase que je laisse raisonner dans mes pensées.

  • Premièrement, je me PERMET de ressentir la douleur. Je l'accepte. "Anne-Marie, tu as physiquement mal. C'est normal, c'est correct et surtout c'est temporaire."
     
  • Deuxièmement, je me recentre. Se "grounder" qu'on dit. Ça m'aide à être rationnelle. Je me laisse le droit de reconnaître l'extraordinaire : "Anne-Marie, tu as un corps qui peut bouger, sauter, grimper, courir, pousser, soulever. C'est un cadeau. Rappelle-toi en. Il vaut mieux RESSENTIR cette douleur dans tes muscles et dans tes poumons plutôt que de ne rien sentir du tout. Profite de ton expérience humaine à 100%, elle est limitée."
     
  • Troisièmement, je m'encourage avec des phrase dirigées vers le succès et rien d'autre, parce que si ma tête ne croit pas en mon corps, rien ne se produira : "Anne-Marie, tu vas prendre 5 secondes pour respirer profondément. Par la suite, tu vas reprendre l'entraînement là où tu l'a laissé et tu vas avancer. Tant que tu avances. Un mouvement à la fois, calme-toi. Respire. POUSSE."

Le plus beau là-dedans? Ça marche vraiment. Et ce, à chaque fois.