Comment "DEALER" avec les cheat-meals? - Par Valérie Niro

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Ceci est un article de notre collaboratrice Valérie Niro qui est une kinésiologue se donnant pour mission de véhiculer une mode de vie sain et actif. Elle est également une adepte invétérée de l’entraînement en force et en hypertrophie et en powerlifting. Entraîneure personnelle au Centre Père Sablon à Montréal, elle adore voir ses clients progresser et se surpasser !

 

La discipline, le dévouement, le contrôle voire la rigidité sont des qualités véhiculées dans le monde du fitness afin d’obtenir des « résultats ». Or, est-ce représentatif de la vraie vie? Peut'-on se construire une identité basée uniquement sur ces principes et valeurs sans jamais en dévier? Et justement, est-ce que dévier de ces principes fait de nous une personne lâche et coupable ?

Je me pose sans cesse ce genre de questions et sûrement que toi aussi. Dans la routine quotidienne entremêlée d'entrainements intenses, de repas planifiés, mesurés et contrôlés, de supplémentation, d'un sommeil d'au moins 8h, etc., tout va bien, tu as le contrôle. Mais lorsqu'une occasion spéciale se présente ou lorsqu'on a simplement envie de déroger de cette routine stricte...madame la culpabilité fait surface!

Qui ne s'est jamais sentie coupable le lendemain d'une soirée riche en nourriture et en alcool?

Nous sommes pris entre un état de lâcher-prise: «Je le mérite, je travaille toujours fort, ça va me faire du bien de décrocher un peu» et un état alarmiste: "Oh mon dieu je n'aurai pas du manger cela, je me sens si grosse, je n'aurais pas de résultats, je n'ai pas un % de gras assez bas pour mériter ces glucides! "

 

Et plus tu en connais sur le sujet, plus tu constates qu'il n'y a pas vraiment de bonnes réponses à ces questions. Les théoriciens de l'entrainement pur et dur te diront qu'une triche, ça se mérite et d’autres, plus laxistes, te diront qu'il n’y a pas d’aliments interdits et que psychologiquement tu as besoin d'un repas triche par semaine. Je suis d'accord avec ces 2 écoles de pensée, bien que j'ai tendance à davantage prôner la première pour MOI, car je vis mieux comme ça.
Or, j'ai un ancien passé d'étudiante en hôtelière et j'adore la bonne cuisine et le bon vin. Je dois "dealer" avec mes 2 passions. Aussi, mes proches ne sont pas des fervents d'entrainement et de saine alimentation comme moi. Aussi, mes proches ne sont pas des fervents d'entrainement et de saine alimentation comme moi. Je ne m'empêche pas de les voir et de fêter avec eux si l'occasion se présente, mais je le planifie à mon horaire afin d'éviter deux évènements trop festifs de suite. Je ne me force jamais de manger des aliments, j'essaye de faire des choix sains, goutteux et d'éviter les aliments pro-inflammatoires mêmes dans mes triches (lactose, gluten, excès de sucre). Aussi j'amène mes propres grignotines (souvent chips de patates douces bio, vin rouge sans sulfites, etc.) afin d'éviter les aliments trop transformés. Bref j'y trouve mon compte! Oui il arrive que je mange trop et que je boive un verre de trop. Le lendemain, j'en profite justement pour aller faire un bon entrainement afin d'utiliser mon « carb up » à bon escient :p et de faire disparaitre l'effet de hang over (meilleur truc) ! Après un repas copieux, je mange moins et favorise une alimentation riche en légumes et en eau afin de me réhydrater (l'alcool est un diurétique et nous déshydrate).

C'est important, selon moi, de sortir de son carcan habituel, de profiter de la vie avec nos amis qui ne partagent pas nécessairement le même dévouement que nous envers le monde de l’entrainement. Nous sommes des sportives, des athlètes, des coachs, mais aussi des amies, des filles, des soeurs, des blondes. Bref, nous avons plusieurs identités dépendantes de nos relations et interactions sociales. L'être humain est avant tout un être social. Les relations avec autrui permettent la construction de notre identité profonde. S'écarter des autres, s'isoler pour être certain de contrôler notre environnement n'est pas sain. Comme je le disais précédemment, on peut choisir une occasion plutôt qu'une autre dans une même semaine. Or, c'est de toujours refuser les occasions sociales qui nous procureraient du plaisir, c'est ça qui n'est pas sain.

Et retournons à la base: pourquoi s'entraine-t-on?

Pour avoir un mode de vie sain, de bonnes habitudes de vie, être bien dans notre peau, être heureuse. Et bien voilà! Ceci passe par des interactions sociales, des sorties, de la bonne bouffe, un peu d'alcool de temps en temps...On ne le dira jamais assez, mais tout est dans l'équilibre et dans notre manière positive de voir les choses.