La fois où j'ai publié une photo sans maquillage

Non, il n'est pas question de fitness aujourd'hui.

Il n'est pas question de fitness, mais il est définitivement question de bien-être. Il est aussi question de développer sa confiance en soi et de sortir de sa zone de confort, parce que hier, j'ai fait quelque chose que je n'avais JAMAIS osé faire. J'étais totalement terrorisée, mais aussi incroyablement fébrile à l'idée de cliquer sur "Publier". L'idée de révéler au monde entier ce qu'on a essayer de camoufler pendant une décennie est vraiment effrayant. C'est se mettre à nu; se rendre vulnérable.
Et je crois qu'en entraînement comme dans la vie, il faut être vulnérable, dévoiler toutes ses faiblesses, en parler, les comprendre pour devenir plus forte. Pour devenir plus confiante. Pour finalement et ultimement cesser de se faire gouverner par nos insécurités et commencer à vivre pour nos désirs réels à nous. 

Donc hier, j'ai fait quelque chose de périlleux : J'ai publié une photo de moi sans maquillage. Ça été comme si on m'avait retiré un poids IMMENSE sur les épaules. Ça vraiment été comment je me suis sentie à la minute où j'ai finalement été en paix avec mon visage.

  FIRST TIME THAT I AM DOING THIS AND IT'S SO DAMN SCARY •••• For most of my teenage years I suffered with very mild acne. It was annoying and definitely made me a little insecure. Everybody however tried to reassure me and told me that it was "just the hormones". Well, my acne did not go away after "the hormones" happened. In fact in kept getting worst and worst. At a point, around 18 I had developed cystic acne all around my jaw line. I would NEVER leave the house without a TON of makeup and would be so anxious about to sleeping over at my friend's places or even worst at my boyfriends. I felt completely disgusting and embarrassed. I remember that I even made up excuses to skip class in college and call sick at work on my "bad skin days". The acne had control over my life. I avoided people, avoided being seen in public, avoided being seen in certain lightings or situations like swimming or sweating off my ton of foundation. You see, acne, the severe kind, you can't escape it or hide it. People WILL see it.    I never wanted to go on Accutane;a very very harsh and toxic drug that basically "kills" acne.  To me, acne was a physical manifestation of something wrong going on on the inside. I wanted to FIX it, not MASK it. It was a warning sign. Over the years, I learned how much my nutrition and my anxiety influenced my skin. Some people get seasonal allergies, others have eczema, I have acne. I'm sensitive to some foods and I need to be very careful everyday with what I put inside and on my body. Now, my skin is 75-80% clear and I'm REALLY careful.  But still, I don't have PERFECT skin.  So on the other hand, I need to finally be okay with letting my skin being my skin.     So what? Putting a selfie on the internet without any makeup on will solve all my problems? Yes, actually. It took me a decade to be okay with staring at my bare face in the mirror without bursting into tears. It took me a decade to stop worrying about sweating or swimming. It took me a decade to take off my makeup at night and let my boyfriend see my skin for what it is. There's too many young women that deserve to know that they are NOT alone and that, hey, it's OKAY.This is my #unperfect face

FIRST TIME THAT I AM DOING THIS AND IT'S SO DAMN SCARY •••• For most of my teenage years I suffered with very mild acne. It was annoying and definitely made me a little insecure. Everybody however tried to reassure me and told me that it was "just the hormones". Well, my acne did not go away after "the hormones" happened. In fact in kept getting worst and worst. At a point, around 18 I had developed cystic acne all around my jaw line. I would NEVER leave the house without a TON of makeup and would be so anxious about to sleeping over at my friend's places or even worst at my boyfriends. I felt completely disgusting and embarrassed. I remember that I even made up excuses to skip class in college and call sick at work on my "bad skin days". The acne had control over my life. I avoided people, avoided being seen in public, avoided being seen in certain lightings or situations like swimming or sweating off my ton of foundation. You see, acne, the severe kind, you can't escape it or hide it. People WILL see it.

I never wanted to go on Accutane;a very very harsh and toxic drug that basically "kills" acne.  To me, acne was a physical manifestation of something wrong going on on the inside. I wanted to FIX it, not MASK it. It was a warning sign. Over the years, I learned how much my nutrition and my anxiety influenced my skin. Some people get seasonal allergies, others have eczema, I have acne. I'm sensitive to some foods and I need to be very careful everyday with what I put inside and on my body. Now, my skin is 75-80% clear and I'm REALLY careful.  But still, I don't have PERFECT skin.  So on the other hand, I need to finally be okay with letting my skin being my skin. 

So what? Putting a selfie on the internet without any makeup on will solve all my problems? Yes, actually. It took me a decade to be okay with staring at my bare face in the mirror without bursting into tears. It took me a decade to stop worrying about sweating or swimming. It took me a decade to take off my makeup at night and let my boyfriend see my skin for what it is. There's too many young women that deserve to know that they are NOT alone and that, hey, it's OKAY.This is my #unperfect face


Pour te mettre un peu en contexte; Pour la majorité de ma vie d'adolescente et pour l'entièreté de ma vie d'adulte, j'ai souffert d'acné. Tantôt modérés, tantôt sévères, les symptômes (bien visibles!) de l'acné m'ont souvent aspiré dans un tourbillon sombre où flottaient des émotions comme la honte, le désespoir, la frustration, l'insécurité. Je ne parle par d'un petit bouton ou deux hormonal occasionnellement ; Pour quelqu'un qui n'a jamais vécu avec de l'acné tout aux contours de la mâchoire, sur les joues, les épaules, le front, il est très difficile d'imaginer à quel point il peut être douloureux de porter le fardeau de montrer son visage tous les jours. Il est dur de concevoir qu'il peut être totalement insupportable de croiser son reflet dans le miroir, d'accepter d'aller nager, de dévoiler son visage sans maquillage à ses amis ou à son copain par peur de leur réaction, de faire face à certains éclairages qui mettraient en lumière cette CHOSE qui a pris possession de notre visage, mais aussi de notre confiance en nous. 

Dans les périodes sévères de l'historique de mon acné, il m'arrivait de sauter les cours au Cégep et de me faire remplacer au travail, comme je le mentionne dans ma publication d'hier sur Instagram. C'est grave, très grave, de regarder sa vie passer comme une spectatrice plutôt que d'être une actrice dans notre propre vie parce que l'acné a pris le contrôle de notre confiance en nous. 

Et je crois que l'acné qui était ma bataille à moi, eh bien c'est exactement pareil que la bataille qu'une autre femme pourrait vivre avec son poids, avec la forme de son corps, avec ses cheveux, bref avec n'importe quel CHOSE qu'elle aurait pu laisser gouverner sa vie et piétiner sa confiance. La principale raison pour laquelle j'étais terrorisée de publier cette photo, c'est parce qu'à quelque part en moi, j'avais PEUR que quelqu'un m'insulte avec les mêmes mots méchants et noirs que j'utilisais jadis pour m'insulter moi-même. Et ne me fais pas croire que tu ne le fais pas aussi; je sais pertinemment que personne n'a jamais été aussi méchant avec toi que toi-même. Et je crois que c'est probablement ce qui nous empêche d'être libre, d'être en paix avec nous-mêmes pendant aussi longtemps. 

Ça m'a pris une décennie pour comprendre ce que ça voulait dire de s'accepter et de s'aimer. Ça veut juste dire de lever le drapeau blanc. Ça signifie tout simplement de cessez-le-feu entre moi...et moi. D'arrêter de vouloir me PUNIR parce que idiote comme je suis, j'ai de l'acné. D'arrêter de vouloir m'empêcher d'apprécier une sortie à la piscine, de suer tout mon maquillage durant un entraînement intensif, de retirer mon maquillage le soir et de me réveiller avec le visage nu aux côtés de mon copain le matin. Peux-tu arrêter de te punir toi aussi?

C'est tellement d'actualité de parler de diversité corporelle, d'applaudir les courbes, de blâmer les différents visages, de célébrer toutes les nationalités. Je suis 100% activiste du mouvement pour la diversité féminine dans les médias. OUT la dictature de l'image de la femme! Nous voulons voir du VRAI; oui des VRAIES femmes qui nous rejoignent et nous représentent véritablement. C'est tellement populaire comme mouvement, mais pourtant j'ai l'impression que la plupart des femmes n'ont pas encore totalement réussi à s'applaudir aussi fort qu'elles applaudissent Ashley Graham et Serena Williams. 

Je sais que la route vers la paix avec soi-même est LONGUE. Il n'y a pas de raccourcis, mais définitivement beaucoup de détours et de cul-de-sac. Je voulais publier cette photo et publier ce blog pour celles qui naviguent parmi toute une gamme d'émotions présentement. Je voulais simplement inspirer ne serait-ce qu'une personne à croire que c'est possible de s'aimer et d'atteindre un niveau de paix tellement ÉLEVÉ qu'on a envie de partager cet amour avec tout le monde. De leur laisser voir, de leur montrer de quoi on a l'air, oui, mais surtout de se prouver qu'on a le contrôle sur notre vie; ce n'est pas l'acné, ni nos poignées d'amour, ni la couleur de nos cheveux ou de notre peau qui peut contrôler quoique ce soit. 

Love Yourself, ok? xo