Quand tu n'es soudainement plus motivée, tu devrais prendre une PAUSE d'entraînement (ou comment tu peux utiliser la science du DELOAD pour obtenir de meilleurs résultats)

Quand tu n’es soudainement plus motivée d’aller au gym, tu devrais prendre une pause d’entraînement (ou comment tu peux utiliser la science du DELOAD)

Je suis de celles qui sont extrémistes. Je veux toujours me donner à FOND quand je m’engage envers quelque chose et ça inclus aussi l’entraînement.

Je peux être extrêmement motivée. Tellement motivée que plutôt que de me contenter de faire ce qu’il faut, je veux en faire PLUS. Je veux m’entraîner plus fort, plus longtemps, plus fréquemment aussi. Je ne suis jamais satisfaite de mon entraînement et j’ai toujours l’impression que j’aurais pu faire « juste » un petit 5 minute de plus. En bref, c’est très facile pour moi de culpabiliser si je n’en fait pas « assez ». 

Où est le mal? Plus tu travailles, plus tu obtiens de résultats, quoi?

Bien non, en fait. Ce n’est pas exactement comme ça que ton corps fonctionne quand il est question de surdoser l’activité physique. Je dis surdoser en prenant pour acquis que tu as probablement un emploi, une famille ou un copain, peut-être vas-tu à l’école et je suis persuadée que tu as une vie sociale active. Ici, il s’agit d’une surdose d’entraînement simplement parce qu’avec ton emploi du temps chargé, tu n’as pas le temps de récupérer assez pour la quantité d’entraînement que tu aimerais accomplir. 

Trois heures d’entraînement par jour ou courir 70 km par semaine sans le repos qui serait nécessaire à une athlète, c’est foncer tout droit dans un mur.

Et ce mur s’appelle le crash de ton système nerveux. 

L’entraînement est difficile sur tes muscles, ça c’est vrai. Tu les sens raidis le lendemain d’un entraînement rigoureux,  gracieuseté des courbatures, c’est vrai. Mais, ton système nerveux, lui, est aussi taxé à chaque séance. 

Malheureusement, il récupère beaucoup moins rapidement que tes muscles et lui, on ne le ressens pas nous prier de nous reposer comme les muscles courbaturés le font.

Beaucoup de gens pensent que ce sont les muscles qui sont responsables des performances, alors que c’est plutôt le système nerveux, qui lorsqu’en santé, procure la capacité à une personne d’être plus performante et…motivée!

Quand le système nerveux ne récupère pas et s’affaibli, plusieurs choses peuvent se produire :

- La fatigue s’installe
- Les ballonnements, sensation d’enflement sont possibles ; le poids peut aussi augmenter
- Les performances diminuent; tu cours moins vite, tu es moins endurante, tu deviens moins forte
- Tu perds ta motivation

Souvent, je me retrouve devant une situation similaire; je me suis entraînée trop fort, trop longtemps, en ne prenant pas en considération le stress que je vis dans mon quotidien et PAF! Je fonce dans un mur. Soudainement, c’est comme si mon corps ne collaborait plus avec moi. Il quitte le navire!

Tu as deux options à partir de cet instant là. 

Option 1 : Tu continues à taxer ton système nerveux en redoublant d’ardeur au gym en pensant que ton corps n’aura pas le dernier mot. Ce qui, soit disant passant n’arrivera pas.
Le corps est tellement plus brillant que nous; un corps sur-taxé fait la grève: Problèmes digestifs, risques plus élevés de blessures, mauvaise immunité sont des issues probables. 

Option 2 : Tu piles sur ton ego et tu optes pour un « deload », donc une pause d’entraînement de quelques jours planifiée pour laisser ton corps se régénérer et tous tes symptômes négatifs disparaissent. 

Je sais que ça peut paraître effrayant et relativement stressant de mettre la pédale douce sur ton entrainement, mais la vérité toute crue, c’est que ÇA MARCHE.

Pour moi, pour toi, pour n’importe quel être humain; nous avons tous ÇA en commun. Investir du temps pour laisser notre corps appuyer sur le bouton « Reset » ça sera toujours bénéfique. Le corps se défend contre le stress pour sa survie, et il va se défendre contre un entraînement trop agressif ou trop volumineux trop rapidement en produisant exactement les effets contraires de ce que tu veux. 

Comment faire un deload?

Le deload peut être fait de plusieurs façon et il n’y a pas de façon universelle ou de modèle prédéterminé pour le faire. Tout ce qu’on doit garder à l’esprit, c’est qu’on doit l’adapter selon notre situation.

En cas de deload d’urgence - par exemple si tu t’entraînes depuis 25 jours consécutifs ou bien que tu t’entraînes conjointement à très peu d’heures de sommeil - peut durer 5 à 7 sept jours et être constituer de reposer d’activité récréative à basse intensité comme la marche ou le vélo. 

Un deload peu facilement être intégré de façon routinière aux 5-6 semaines. Ici, si notre volume d’entraînement est déjà raisonnable (parce qu’on suit un programme, par exemple) on pourrait utiliser 3 à 4 jours pour réduire ce volume d’entraînement sans cesser complètement de s’entraîner. 

Disons que tu performerais 5 séries de 6 exercices durant 4-5 semaines, à la 6ème semaine, tu pourrais réduire à 3 séries de ces mêmes 6 exercices et t’entraîner uniquement 3 jours ainsi plutôt que 5. 

Honnêtement, je sais que si tu es têtue comme moi, ça te prendra un moment à adhérer au concept des deloads et à les glorifier AUTANT que ton entraînement intensif, mais tu vas être ÉTONNÉE de ce qui se produit quand tu apprends à être gentille envers ton corps. Progrès assurés!

As-tu déjà fait un deload? Est-ce que ça te fait peur de prendre une pause d’entraînement? Laisse moi le savoir dans les commentaires ci-bas!

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