Jalousie et compagnie - Pourquoi on le fait toutes (moi incluse)

Un peu, beaucoup, à la folie jalouse, moi? En fait, je ne pense pas qu'aucune femme au monde n'a jamais fait l'expérience de la jalousie. 

Seigneur que j'aimerais ne pas connaître ce que le mot jalousie évoque dans mes entrailles à chaque fois qu'on m'accuse de l'être.  Les gens qui ne comprennent pas les femmes diront que c'est un sentiment typiquement féminin, justement. Parce qu'on sait bien que les femmes ne sont bonnes qu'à se chamailler ensemble (veuillez noter le sarcasme volontaire ici). Qu'à se tirailler pour l'affection d'un homme (double dose de sarcasme et que ça saute!). 

Pourtant, plus souvent qu'autrement, moi je vois des femmes se soutenir entre elles. Je vois des femmes qui jalousent d'autres femmes pour mille-et-unes AUTRES raisons que pour se disputer un mâle prisé. Alors pourquoi bon Dieu on se compare et on se jalouse? 

Je ne sais pas comment ne pas vivre mes émotions au plus vif, o.k.? Et d'ailleurs, je ne pense vraiment pas que j'aimerais avoir la capacité de réduire un tsunami d'émotions à une houle paisible qui se brise tranquillement sur les récifs. Parce que s'il est vrai qu'on dira que je suis impulsive, transparente ou ultra sensible, je suis aussi hyper humaine. Pour chaque émotion lourde que je ressens, j'ai la capacité de ressentir une émotion d'amour et de joie à exactement la même amplitude. Et ça je ne voudrais jamais m'en passer.

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Alors ça, c'est pour toutes celles qui se sont déjà senties coupables de ressentir. Il n'y a pas de raisons de ne pas vivre les émotions qui te submergent et tu n'as pas à rationaliser ou expliquer pourquoi tu te sens de telle ou telle façon. Même, et surtout même, quand il s'agit d'une vilaine vague de jalousie.  

En d'autre mots, ce n'est pas parce que j'ai jalousé, que je jalouses et que je jalouserai que je suis jalouse. Les émotions ne sont pas toi; tu n'es pas ce qui t'arrive ni ce que tu ressens. Et je vais te dire que ces choses-là qui se produisent en toi, cette verte jalousie qui te remonte en gorge et qui paralyse toutes tes autres pensées, elle est là pour une raison bien précise. Une raison qui attend d'être repérée, attrapée et comprise. 

Alors que je vais te demander de ne pas t'excuser (jamais) pour la façon dont tu te sens, je vais te demander de penser vraiment très fort à l'intérieur de toi-même (personne n'a besoin de te donner de conseils sur comment creuser ton propre esprit) et de contempler à nu ce qui cause ces émotions paralysantes. Quand tu te compares à une autre, que tu jalouses quelqu'un, souvent (pas tout le temps), c'est peut-être parce que tu as, dans les derniers temps, oublier de t'écouter. Tu as possiblement cette petite voix très honnête en toi qui sait ce qu'elle veut dans la vie qui te crie de lui accorder ton attention alors que toi, tu l'ignores et que tu donnes la parole à autrui. Tu donnes peut-être la parole à tes parents, ton patron, tes enseignants, tes médias sociaux ou bien ton copain.

Et peut-être bien que c'est que ton inconscient n'a plus envie de vivre une vie qui n'a rien à voir avec ce que tu veux réellement. Il en a marre de tes sottises et de se faire ignorer. Alors, il te balance ces émotions incendiaires en espérant que tu te réveilles. Et ces choses ou ces personnes que tu jalouses pour leur voiture, leur relation parfaite, leur carrière ou bien leur corps d'athlètes, tu les envies de l'extérieur pour leur capacité à faire ce qu'ils veulent, eux. 

À un moment ou à un autre de notre vie, on se sent confinée. Prise au piège. Société oblige. On mélange obligations et aspirations et tranquillement on se perd. Moi, je remarque, je devient amer et jalouse facilement quand je me laisse polluer par ce que "tout le monde" veut de moi et que j'oublie ce que moi-même je pense de moi. 

C'est juste une idée, mais dans ma tête à moi, ça fait bien du sens. 

#Barbelle, plus que de l'entraînement.

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