Devrais-tu commencer à manger davantage de protéines d'origine végétale?

jo-sonn-580715-unsplash.jpg

De plus en plus de gens sont attirés (ou du moins intrigués) par l'alimentation végétale. 

Si tu me suis depuis un moment, tu sais que j'ai cessé de manger de la viande depuis presque deux ans et que j'ai même déjà été végétalienne à 100%. Le plus fou, c'est qu'avant de faire ce move là, je me considérais comme une carnivore ! La viande et les protéines animales (oeufs et produits laitiers) étaient le type d'aliments qui dominait mon alimentation. Et avant de faire un virage à 180 degrés, j'étais TRÈS sceptique quant à la possibilité de rester athlétique, de conserver ma force et ma masse musculaire en troquant mon steak pour une portion de Tempeh. C'est qu'il existe plusieurs mythes quant à l'alimentation végétale, surtout dans le département des protéines !

Toutes les sources de protéines sont-elles égales? 

Les protéines, pour être bénéficiaires à l'humain (dans la réparation et le maintien des tissus comme les muscles ou bien dans la production d'hormones) doivent contenir un apport en 8 acides aminés essentiels qui ne peuvent être produits par le corps. 

Sous cette optique, les protéines animales ont un avantage : elles fournissent ces mêmes 8 acides aminés essentiels qui peuvent être utilisés par le corps. Certaines protéines végétales, en revanche, sont déficientes à ce niveau : les protéines végétales issues des céréales n'apportent pas un apport viable en lysine et pour celles issues des légumineuses, on ne peut pas compter sur elles pour nos besoins en méthionine. .

Sauf pour le soja et le quinoa (qui contiennent tous les acides animés essentiels à l'humain), les légumineuses et céréales sont (en théorie) de moins bonne qualité digestive que les protéines animales. 

En théorie. Deux mots à retenir dans le contexte actuel, en 2018, où les viandes et autres produits animaux commercialisés sont de piètre qualité. Antibiotiques, hormones et conditions d'élevage laissant à désirer ont transformé le produit final auquel nous avons accès pour puiser notre apport en protéines. Et, même si sur papier il est plus "avantageux" en termes d'apport en acides aminés de consommer des protéines animales, personne ne pourra me convaincre que de manger des animaux malades et leurs produits dérivés est sain. 

Moi, c'était la réflexion qui a motivé mon virage végétal. Les toxines contenues dans les produits animaux avaient un réel impact sur mon corps, ma digestion, mon apparence (lire : inflammation chronique et acné) et ma santé. À la quantité de protéines nécessaires au maintien d'une bonne santé pour une personne active, il n'était plus viable ou logique pour moi de me nourrir uniquement de produits animaux.  Selon moi, on ne peut pas s'arrêter uniquement au nombre de calories au au nombre de grammes de protéines pour juger de ce qu'on met dans notre assiette ; c'est d'abord la qualité des aliments qui aura le plus grand impact sur notre corps.

Si les protéines que tu manges sont inflammatoires et acidifiantes, tu ne pourras pas les absorber de façon optimale ; c'est pourquoi, en tant que sportive, je n'ai plus peur de consommer des sources de protéines végétales.

 

Par où commencer ? 

Si tu es de celles qui veulent changer la façon dont elles consomment leurs protéines, je te suggère de procéder à une transition en douceur. Il ne sert à rien de vouloir passer de 0 à 100 du jour au lendemain : prends le temps de faire des substitutions progressives. 

Change la source de protéine animale de ton repas du midi par du tempeh, du tofu, des lentilles ou encore des edamames. 

Élimine la viande rouge et le porc pour un mois et vois comment tu te sens. 

Au lieu d'utiliser un Whey de petit lait de vache, procure-toi une protéine en poudre végétale (j'aime beaucoup la protéine de chanvre). 

Les changements drastiques sont rarement viables. Donne-toi l'opportunité d'expérimenter et de découvrir cette alimentation nouvelle afin de bien l'intégrer à ton quotidien. 

 

QUOI MANGER ? 

Voici 5 protéines intéressantes pour nous, les adeptes d'une alimentation à base de végétaux qui sont aussi passionnées de l'entraînement:

1. LE TEMPEH

  • 19 gr de protéines par 100 gr de Tempeh
  • Se mange en salade, en sandwich ou en sauté
  • Choisir biologique

2. LES GRAINES DE CHANVRE

  • 13 gr de protéines par portion de 3 cuillères à soupe
  • Facile à consommer dans le gruau, les shakes ou bien dans une recette

3. LES LENTILLES

  • 9 gr de protéines par 100 gr de lentilles trempées/cuites (une portion de 200 gr est suggérée)
  • Se mange en salade froide et se consomme bien dans une soupe
  • Idéalement, se procurer des lentilles en sacs qu'on laissera tremper dans l'eau à la maison avant de les consommer plutôt que de les acheter en conserve

4. LES EDAMAME

  • 8,5 gr de protéines par 100 gr de fèves d'edamame
  • Excellentes en salade ou en sauté

5. LA SPIRULINE

  • 12 gr de protéine dans une portion de 3 cuillères à soupe
  • Excellente source de fer
  • Source complète d'acides aminés
  • Se marie très bien dans les smoothies et peut se consommer tout simplement en breuvage
Barbelle -xo.png